Sunday, December 31, 2006
Friday, September 29, 2006
OMELETTE (1993-1997 - Super 8 gonflé en 16 mm - 78 min.)
Dans la collection du Muséee National d'Art Moderne - Centre George Pompidou depuis Février 2002.
OMELETTE ON IMDB (complete credits)
Un jour, Rémi, un jeune homme fatigué d'écrire et de réécrire un scénario, commence un journal filmé. Avec une vieille caméra Super-8, il enregistre ses parents, ses proches, un ami séropositif... Peut-être parce qu'il ne se passe rien d'extraordinaire, il décide d'annoncer successivement à chacun des membres de sa famille son secret, caméra au poing : l'existence d'Antoine, le garçon qui partage sa vie depuis déjà quelques années, le "squelette de son placard". Mais attention, un squelette extrait de son placard peut en cacher un autre !
A young filmmaker, Rémi, tired of writing and rewriting the same uninspired screenplay ("Nez-de-pied"), starts a diary film. At first, with his old Super-8 camera, he films ordinary daily occurences involving his parents, his friends, his grandmother, an HIV positive friend, etc. Finding this line of filming a bit too banal, he decides rather impetuously to disclose to his family, camera rolling, that he has been living for several years with a man, Antoine. But watch out ! A skeleton taken out of the closet could hide another !
PRESS REVIEWS
"Lange’s legendary ‘diary’ film, an underground favorite in France — and now in the collection of the George Pompidou Centre of Modern Art in Paris — is a coming-out film like no other. Equipped with a Super 8 sound camera, Lange comes out to his extended family on film. Shot over a period of six months, things take an interesting turn when Lange discovers a skeleton in the family closet. Omelette is a deeply personal voyage of discovery that deals with happiness, sadness, love, sex, aging, life, death, family and friends. Early in the film, Lange professes a “perverse desire to film badly” — with beautiful results." LIFT
(The Liaison of Independent Filmmakers of Toronto), JUNE 2004.
"How to reveal one's homosexuality to Mommy and Daddy ? Rémi Lange films himself getting a big slap in the face : a family secret he hadn't foreseen. It's funny, and as it sould be for Super-8 on the big screen, blown up out of proportion". Frédérique Pajes, LE CANARD ENCHAINE, 14 JANVIER 1998
Critique du magazine ILLICO - 29 Juillet 2004
"Téchiné, Rémi Lange, Howard Hawks... Grands films et petits écrans (...). Au premier rang de ces essentiels du cinéma gay qu'on a envie d'avoir chez soi, Omelette de Rémi Lange (...). Tourné en Super-8 avec un désir de vérité porté à une intensité rare, Omelette nous a permis de découvrir le talent très singulier de Rémi Lange."
Critique du magazine TÊTU - Avril 2004
"Si l'on peut se sentir gêné par la méthode de Lange, sorte de prise d'otage cinématographique de ses proches, Omelette demeure une oeuvre attachante, grâce à l'extrême franchise de son auteur. Le film déploie une sensibilité d'autant plus vibrante que l'on a vraiment l'impression de suivre les évènements en direct. Ici pas de pathos, mais le témoignage ultra-réaliste d'un jeune gay qui a décidé de s'assumer jusqu'au bout... Dans les bonus, parmi les vieilles photos et les films familiaux, on découvre, entre autres détails sur son enfance, son ancienne passion pour les sites bleus des GI Joe !"
Recommandé par le magazine E-MALE - n°71, 28 MAI-10 JUIN 2004
Film : 9/10, Bonus : 9/10
"Film réalisé avant l'heure, tourné en Super-8 avec un budget limité, Omelette est bourré d'une multitude d'idées originales. Classé culte depuis des années, voici enfin l'édition DVD qui grâce aux suppléments vous apprendra encore bien plus sur la vie de Rémi, indispensable pour mieux comprendre ce personnage discret et provocateur à la fois. (...) Je vous laisse parcourir cette tranche de vie qui se regarde comme un film à suspens et à rebondissements. Côté supplément, des courts métrages qui retracent son enfance mais aussi ces "petites choses" qui feront de lui plus tard ce garçon passsionné et passionnant : un documentaire Autofiction, avant 1993 partagé en 4 périodes : 1969-75, 76-81, 81-83, 84-92 (vous découvrirez que Rémi adore les films d 'horreur) et Après 1993, où dans un court résumé vous aurez un aperçu de ses oeuvres artistiques et cinématographiques. Après le succès de Omelette, une suite est réalisée : Les yeux brouillés, puis s'enchaînent les succès : commande de courts métrages pour Canal+, et surtout le triomphe international de Tarik el hob, le chemin de l'amour, son 1er film de fiction réalisé en numérique et qui rafle de nombreux pris dans divers festivals (Jury Award for best feature fim à Seattle 2003, Freedom award à Los angeles en 2003...), et projeté partout dans le monde, même en Israël... Depuis Rémi Lange n'a pas chômé, a enchaîné sur un court métrage L'invasion des pholades géantes, et a réalisé Mes parents, film d'horreur comico-trash, genre qui lui tient à coeur. Un film qu'on espère voir très prochainement. Grâce à ce cinéaste unique et attachant, l'underground gay n'est pas mort et a su garder toute sa noblesse et son excitation..."
Michel Cressole - Libération - 31/01/1994
"Enfin, à ne pas manquer : Omelette (…). C'est du Rimbaud en Super-8."
Gérard Lefort - Libération - 19/11/1994
"A Lille, l'important Festival des films gais et lesbiens (...) renferme au moins deux merveilles : d'une part "Le chien amoureux" de Joseph Morder (…), d'autre part (attention les yeux !), "Omelette" du jeune Rémi Lange. (…) La rencontre bas-les-masques avec la mère constitue un sommet du genre : sous le coup de l'émotion, le poids de la caméra se met à trembler sur les épaules du réalisateur et, soudain, c'est l'image qui frissonne(...)."
Olivier Séguret - Cosmopolitan - février 1998
"Le premier “coming out” en direct de l’histoire du cinéma..."
Nicolas Boukhrief - Mon Ciné-Club - Présentation de la diffusion de Omelette sur Canal , 19 avril 1999 (5 diffusions aux mois d'avril-mai 1999)
"Un premier film qui ne ressemble en rien aux premiers films sortis ces dernières années en France. Et pour cause : tourné en Super-8, avec le plus petit des budgets qu'on puisse imaginer, Omelette nous rappelle que le cinéma est affaire d'idées avant d'être affaire de moyens (...). Alors si Omelette appartient à un genre rarissime au cinéma, le journal intime, sa structure s'apparente presque à celle d'un thriller. Rémi Lange a une arme du crime, sa caméra, des victimes, sa famille, et se débrouille pour qu'il y ait un rebondissement à peu près tous les quarts d'heure (...). C'est parfois agaçant, souvent touchant, et par dessus tout très encourageant pour ceux d'entre vous qui rêvent de mise en scène... C'est que Rémi Lange nous démontre, bien avant les cinévidéastes de la bande de Lars von Trier, que, un premier film, quel que soit le support, le format,le budget ou le style, est avant tout affaire de passage à l'acte. Celui de Rémi Lange me paraît réussi et original."
Bernard Génin - Télérama - 17 déc.1994, à propos de "L'oeil du cyclone", Canal
"Il y a dans ce film, chaotique (comme dans la vie) et dénué de toute sensiblerie, un culot et un jusqu'au-boutisme qui dérangent d'abord, puis touchent en plein coeur (...). Rarement 'film-en-train-de-se-faire' aura semblé si nécessaire à son auteur. Rarement le parler faux, un peu gêné, des interlocuteurs, aura renvoyé à tant de vérité."
Laurent DARBELLAY – Journal de Genève et Gazette de Lausanne - 19/01/1995
"(...) Rémi Lange utilise intelligemment le pouvoir de sa caméra qui lui permet une sorte de catharsis, ses sentiments les plus intimes ne paraissant pouvoir s'exprimer que lorsqu'il filme son interlocuteur. Entre humour et gravité, et assumant une certaine maladresse visuelle et discursive, il s'adapte avec beaucoup d’à-propos aux interventions parfois inattendues des "acteurs improvisés" de son film."
Frédérique Pajes - Le Canard enchaîné - n° 4029 - 14 janvier 1998
"Comment avouer son homosexualité à papa et à maman ? Rémi Lange se filme en train de se prendre une bonne claque dans les gencives : la révélation d’un secret de famille qu’il n’avait pas prévu. C’est drôle, et, comme il se doit pour du Super 8 passé au grand écran : sacrément gonflé !"
Pierre Murat - Télérama - 17/23 janvier 1998
"C'est l'arroseur arrosé (...). Poignant (...). Audacieux."
Catherine Deschamps - 3 Keller - février 1998
"Omelette, c’est aussi un film sur ce que le filtre de la caméra détourne de sincérités."
Olivier Nicklaus - Les Inrockuptibles - 14/20 janvier 1998
"Le film contient un vrai suspense… en Super 8, chaque bobine ne dure que trois minutes, ce qui provoque concision et urgence. Le tournage s’apparente alors à un acte chirurgical, chronométré, où le bistouri est remplacé par la vérité. Là où l’art corporel de Gina Pane dans les années 70 ouvrait avec des lames de rasoir le corps aliéné par les tabous de la société, le dispositif de Rémi Lange ne libère pas de sang mais des flux de conscience."
Jean-Paul Combe - Bref - septembre/octobre 1998
"Omelette est sorti à la mi-janvier alors qu'il était déjà un film-culte dans les milieux d'avant-garde. Il s'agit sans conteste d'un des meilleurs films français des derniers mois. (...) Peu soutenu par une critique timorée, le film a néanmoins su rencontrer son public..."
Têtu - Décembre 1997 /Janvier 1998
"(...) A l'instar de "La pudeur ou l'impudeur" d'Hervé Guibert ou "No sex last night" de Sophie Calle, le film de Rémi Lange émeut, amuse, irrite parfois, mais ne laisse jamais indifférent. "Omelette" s'avère une expérience narcissique radicale, mais passionnante et réjouissante."
Michel Rebichon – Studio Magazine - Janvier 1998
"Poignant (…). C'est du cinéma cru, vivant, rugueux, brut, en urgence (sentiment renforcé par la courte durée des bobines super 8), où la réalité dépasse en force, violence et surprises, la fiction. (…) Du cinéma qui fait mal à celui qui le voit et à celui qui le fait (on ne fait pas d'omelette sans casser des ½ufs !). Du cinéma, où l'on voit un c½ur qui bat."
Xavier Leherpeur – Ciné Live - Janvier 1998
"Omelette est enfin distribué. (…) C’est une excellente nouvelle (...). Ce qui pourrait n'être qu'un exercice de style se métamorphose alors en un petit bijou d'intelligence. D'abord parce que la réalité se charge de ne pas faire longtemps regretter la fiction : elle la dépasse, et de beaucoup. Mais surtout, et c'est la preuve que Rémi Lange est un cinéaste à part entière, parce qu'un sens tout à fait probant du montage, du découpage et de la voix-off sont source ici d'une distanciation et d'une ironie qui empêchent le film de basculer dans une complaisance déplacée. Bourré d'émotions, voilà un "petit" film qui tient
la dragée haute aux grosses productions : pendant que celles-ci étouffent sous le poids de leurs moyens, cette omelette, de par son intelligence et sa fraîcheur, est un film qui... respire. Et nous donc !"
Jean-Michel Bouhours et Yann Beauvais – Le Je Filmé - Coédition : Centre Georges Pompidou / Scratch - Paris, Juin 1995, page 86
"Rémi LANGE dans "Omelette" (1993) oppose précisément à tout effet d'artifice la confession filmée(…). A la manière du cinéma direct et avec les limites du Super 8, il façonne un intense suspense en nous faisant partager les aléas et
difficultés liés à l'aveu et aux réactions que cette confession entraîne chez les différents membres de la famille, face à la caméra et au micro. La distanciation s'effectue par la voix-off du cinéaste, comme si le visionnement des rushes chez un ami déclenchait chez l'auteur cette logorrhée qui n'est pas sans rappeler celle des séances de projection de films de famille. Cependant, ici seul le cinéaste est maître du jeu. Il tente de se remémorer et fait de son commentaire un faux (en) direct. Puissance de la parole, celle-ci convoque le souvenir autant que la commémoration et permet de "faire le point" (dans tous les sens du terme)."
Nathalie MARY – Dictionnaire du jeune cinéma français, Les réalisateurs - Scope Editions - Paris,
juin 98 - p. 136.
"(...) Belle idée, qui relance le film et lui ouvre des perspectives. Le film est intéressant par son côté manipulateur (les réactions sont jouées vis-à-vis du réalisateur comme du spectateur) et par la conclusion-même car ce que pensent réellement la mère, la fille, la grand-mère ne se dit pas devant Rémi. La caméra n'est pas source de vérité, mais de dissimulations et les conversations rapportées constituent la seule chose qu'elle soit capable d'enregistrer."
Le monde - 3/4 janvier 1999
"Au-delà de la démarche, presque encore adolescente dans sa fraïcheur et sa sincérité, on entrevoit, derrière cet essai (réussi) de cinéma-vérité à la mode des années 70, les prémices d'un vrai talent de réalisateur (...)."
Jacques Morice - Beaux-Arts Magazine - janvier 1999
"Journal intime poignant et drôle".
Philippe Lejeune - La faute à Rousseau n°17 - 1999
"(...) On est frappé de l'affection que tous ses proches ont pour Rémi Lange. Ils ont sacrifié leur intimité à son projet d'artiste en l'autorisant à montrer ce film."
Pierre Laudijois - Région centrale N°3 - Janvier 1995 - A propos du Rencontres du Cinéma Indépendant de Châteauroux où Omelette reçu le Prix du Public.
"Le public, quant à lui, a plébiscité L'omelette de Rémi Lange, et ce n'est que justice, car ce film a passionné tout le monde et alimenté une bonne partie des discussions publiques ou de couloir pendant les Rencontres. Ce long métrage en Super-8 est en effet un film extra-ordinaire (au vrai sens du terme). Il s'agit tout d'abord d'un journal filmé, et, même si le genre possède quelques lettres de noblesse (Jonas Mekas, Joseph Morder...), il n'en reste pas moins peu fréquent. Ensuite, ce film a un enjeu, et cet enjeu est d'une grande force : la volonté du cinéaste d'annoncer à sa famille (mère, grand-mère, soeur, père) qu'il vit avec un autre garçon depuis quelques années, et donc de bâtir son film à partir des réactions saisies en direct par sa caméra. Le film a pu déranger certains, qui s'interrogent sur le droit qu'on peut avoir de filmer des choses aussi intimes. Mais il a enthousiasmé et touché le plus grand nombre, parce qu'il vient à point nommé nous montrer comment on peut, avec une totale honnêteté, faire du vrai cinéma avec des vrais sentiments, par opposition aux opérations de dévalorisation et de trahison des mêmes sentiments auxquelles se livre bien trop souvent une certaine télévision. Ce film est une victoire du cinéma sur la marchandisation des êtres humains, en même temps qu'une victoire du cinéma "amateur" ou "familial" sur le cinéma industriel, qui, empêtré dans son luxe, pourrait difficilement nous conter aujourd'hui une histoire aussi juste."
http://www.objectif-cinema.com/article.php3?id_article=2883
"Lauréat d’une bourse en 1992 qui reste cependant insuffisante pour réaliser son projet de court-métrage professionnel en 35 mm, Rémi Lange décide, contre vents et marées, de tourner un long-métrage en super 8, en amateur passionné. Il réalise un journal intime narratif, dans lequel il avoue à ses proches, par l’intermédiaire de sa caméra et armé de sa seule objectivité, son homosexualité. Déjà, tout au départ de sa conception, il souhaite que son film atteigne un large public. Durant cinq ans, il cherche un distributeur intéressé par son travail. Accompagné par une volonté essentielle pour cette démarche inhabituelle, son film parvient à sortir en salle au mois de janvier 1998. Il est vu par plus de quatre mille spectateurs. Ce qui est en fait un cas unique, pour un film dont le budget reste nettement inférieur à toutes productions professionnelles confondues, autant sur le plan esthétique (un homme-un film) qu’historique (un film amateur lancé sur le réseau de distribution classique). Ce film n’est pas pour Lange juste une façon d’exprimer ses angoisses, ni de faire passer un message concernant l’homosexualité. Il pose de vraies questions sur le cinéma, et sur l’illusion qu’il produit, l’aspect documentaire s’opposant continuellement au dispositif fictionnel mis en place. Lange donne à chacune de ses scènes une construction narrative très rigoureuse et offre à l’ensemble de son film une histoire schématique, moderne dans son traitement, qui évolue selon les événements rencontrés. Un journal filmé, autobiographique, qui ne ressemble pas aux œuvres de Joseph Morder, grand spécialiste du super 8, auteur de nombreux journaux filmés, ou de Jonas Mékas, précurseur du cinéma Underground, cinéastes plus expérimentaux et plus évasifs dans leur témoignage respectif. Bref, Lange nous offre un cinéma où une narration de forme classique se lie de façon claire à son intimité, un cinéma auquel tout spectateur peut se rattacher sans qu’aucune vapeur brumeuse, émanant d’une histoire familiale cousue dans la réalité d’un réalisateur profondément impliqué, vienne lui fermer les yeux. Le montage, rendu inextricable par les moyens utilisés, est marqué d’un éclatant naturalisme, qui nous fait quelquefois penser aux coupes Shadowsiennes chez Cassavetes, lui-même débutant à son premier film. Aussi, toute cette démonstration révèle une fraîcheur sincère, nous permettant de voir évoluer une indépendance idéale dans le geste, et dans les sentiments évoqués, nous donnant l’espoir de pouvoir créer soi-même, avec l’aide d’un environnement quotidien perpétuellement renouvelé, saisis à l’improviste, des grandes œuvres de cinéma sans pour cela bénéficier de gigantesques moyens."
Dans la collection du Muséee National d'Art Moderne - Centre George Pompidou depuis Février 2002.
OMELETTE ON IMDB (complete credits)
Un jour, Rémi, un jeune homme fatigué d'écrire et de réécrire un scénario, commence un journal filmé. Avec une vieille caméra Super-8, il enregistre ses parents, ses proches, un ami séropositif... Peut-être parce qu'il ne se passe rien d'extraordinaire, il décide d'annoncer successivement à chacun des membres de sa famille son secret, caméra au poing : l'existence d'Antoine, le garçon qui partage sa vie depuis déjà quelques années, le "squelette de son placard". Mais attention, un squelette extrait de son placard peut en cacher un autre !
A young filmmaker, Rémi, tired of writing and rewriting the same uninspired screenplay ("Nez-de-pied"), starts a diary film. At first, with his old Super-8 camera, he films ordinary daily occurences involving his parents, his friends, his grandmother, an HIV positive friend, etc. Finding this line of filming a bit too banal, he decides rather impetuously to disclose to his family, camera rolling, that he has been living for several years with a man, Antoine. But watch out ! A skeleton taken out of the closet could hide another !
PRESS REVIEWS
"Lange’s legendary ‘diary’ film, an underground favorite in France — and now in the collection of the George Pompidou Centre of Modern Art in Paris — is a coming-out film like no other. Equipped with a Super 8 sound camera, Lange comes out to his extended family on film. Shot over a period of six months, things take an interesting turn when Lange discovers a skeleton in the family closet. Omelette is a deeply personal voyage of discovery that deals with happiness, sadness, love, sex, aging, life, death, family and friends. Early in the film, Lange professes a “perverse desire to film badly” — with beautiful results." LIFT
(The Liaison of Independent Filmmakers of Toronto), JUNE 2004.
"How to reveal one's homosexuality to Mommy and Daddy ? Rémi Lange films himself getting a big slap in the face : a family secret he hadn't foreseen. It's funny, and as it sould be for Super-8 on the big screen, blown up out of proportion". Frédérique Pajes, LE CANARD ENCHAINE, 14 JANVIER 1998
Critique du magazine ILLICO - 29 Juillet 2004
"Téchiné, Rémi Lange, Howard Hawks... Grands films et petits écrans (...). Au premier rang de ces essentiels du cinéma gay qu'on a envie d'avoir chez soi, Omelette de Rémi Lange (...). Tourné en Super-8 avec un désir de vérité porté à une intensité rare, Omelette nous a permis de découvrir le talent très singulier de Rémi Lange."
Critique du magazine TÊTU - Avril 2004
"Si l'on peut se sentir gêné par la méthode de Lange, sorte de prise d'otage cinématographique de ses proches, Omelette demeure une oeuvre attachante, grâce à l'extrême franchise de son auteur. Le film déploie une sensibilité d'autant plus vibrante que l'on a vraiment l'impression de suivre les évènements en direct. Ici pas de pathos, mais le témoignage ultra-réaliste d'un jeune gay qui a décidé de s'assumer jusqu'au bout... Dans les bonus, parmi les vieilles photos et les films familiaux, on découvre, entre autres détails sur son enfance, son ancienne passion pour les sites bleus des GI Joe !"
Recommandé par le magazine E-MALE - n°71, 28 MAI-10 JUIN 2004
Film : 9/10, Bonus : 9/10
"Film réalisé avant l'heure, tourné en Super-8 avec un budget limité, Omelette est bourré d'une multitude d'idées originales. Classé culte depuis des années, voici enfin l'édition DVD qui grâce aux suppléments vous apprendra encore bien plus sur la vie de Rémi, indispensable pour mieux comprendre ce personnage discret et provocateur à la fois. (...) Je vous laisse parcourir cette tranche de vie qui se regarde comme un film à suspens et à rebondissements. Côté supplément, des courts métrages qui retracent son enfance mais aussi ces "petites choses" qui feront de lui plus tard ce garçon passsionné et passionnant : un documentaire Autofiction, avant 1993 partagé en 4 périodes : 1969-75, 76-81, 81-83, 84-92 (vous découvrirez que Rémi adore les films d 'horreur) et Après 1993, où dans un court résumé vous aurez un aperçu de ses oeuvres artistiques et cinématographiques. Après le succès de Omelette, une suite est réalisée : Les yeux brouillés, puis s'enchaînent les succès : commande de courts métrages pour Canal+, et surtout le triomphe international de Tarik el hob, le chemin de l'amour, son 1er film de fiction réalisé en numérique et qui rafle de nombreux pris dans divers festivals (Jury Award for best feature fim à Seattle 2003, Freedom award à Los angeles en 2003...), et projeté partout dans le monde, même en Israël... Depuis Rémi Lange n'a pas chômé, a enchaîné sur un court métrage L'invasion des pholades géantes, et a réalisé Mes parents, film d'horreur comico-trash, genre qui lui tient à coeur. Un film qu'on espère voir très prochainement. Grâce à ce cinéaste unique et attachant, l'underground gay n'est pas mort et a su garder toute sa noblesse et son excitation..."
Michel Cressole - Libération - 31/01/1994
"Enfin, à ne pas manquer : Omelette (…). C'est du Rimbaud en Super-8."
Gérard Lefort - Libération - 19/11/1994
"A Lille, l'important Festival des films gais et lesbiens (...) renferme au moins deux merveilles : d'une part "Le chien amoureux" de Joseph Morder (…), d'autre part (attention les yeux !), "Omelette" du jeune Rémi Lange. (…) La rencontre bas-les-masques avec la mère constitue un sommet du genre : sous le coup de l'émotion, le poids de la caméra se met à trembler sur les épaules du réalisateur et, soudain, c'est l'image qui frissonne(...)."
Olivier Séguret - Cosmopolitan - février 1998
"Le premier “coming out” en direct de l’histoire du cinéma..."
Nicolas Boukhrief - Mon Ciné-Club - Présentation de la diffusion de Omelette sur Canal , 19 avril 1999 (5 diffusions aux mois d'avril-mai 1999)
"Un premier film qui ne ressemble en rien aux premiers films sortis ces dernières années en France. Et pour cause : tourné en Super-8, avec le plus petit des budgets qu'on puisse imaginer, Omelette nous rappelle que le cinéma est affaire d'idées avant d'être affaire de moyens (...). Alors si Omelette appartient à un genre rarissime au cinéma, le journal intime, sa structure s'apparente presque à celle d'un thriller. Rémi Lange a une arme du crime, sa caméra, des victimes, sa famille, et se débrouille pour qu'il y ait un rebondissement à peu près tous les quarts d'heure (...). C'est parfois agaçant, souvent touchant, et par dessus tout très encourageant pour ceux d'entre vous qui rêvent de mise en scène... C'est que Rémi Lange nous démontre, bien avant les cinévidéastes de la bande de Lars von Trier, que, un premier film, quel que soit le support, le format,le budget ou le style, est avant tout affaire de passage à l'acte. Celui de Rémi Lange me paraît réussi et original."
Bernard Génin - Télérama - 17 déc.1994, à propos de "L'oeil du cyclone", Canal
"Il y a dans ce film, chaotique (comme dans la vie) et dénué de toute sensiblerie, un culot et un jusqu'au-boutisme qui dérangent d'abord, puis touchent en plein coeur (...). Rarement 'film-en-train-de-se-faire' aura semblé si nécessaire à son auteur. Rarement le parler faux, un peu gêné, des interlocuteurs, aura renvoyé à tant de vérité."
Laurent DARBELLAY – Journal de Genève et Gazette de Lausanne - 19/01/1995
"(...) Rémi Lange utilise intelligemment le pouvoir de sa caméra qui lui permet une sorte de catharsis, ses sentiments les plus intimes ne paraissant pouvoir s'exprimer que lorsqu'il filme son interlocuteur. Entre humour et gravité, et assumant une certaine maladresse visuelle et discursive, il s'adapte avec beaucoup d’à-propos aux interventions parfois inattendues des "acteurs improvisés" de son film."
Frédérique Pajes - Le Canard enchaîné - n° 4029 - 14 janvier 1998
"Comment avouer son homosexualité à papa et à maman ? Rémi Lange se filme en train de se prendre une bonne claque dans les gencives : la révélation d’un secret de famille qu’il n’avait pas prévu. C’est drôle, et, comme il se doit pour du Super 8 passé au grand écran : sacrément gonflé !"
Pierre Murat - Télérama - 17/23 janvier 1998
"C'est l'arroseur arrosé (...). Poignant (...). Audacieux."
Catherine Deschamps - 3 Keller - février 1998
"Omelette, c’est aussi un film sur ce que le filtre de la caméra détourne de sincérités."
Olivier Nicklaus - Les Inrockuptibles - 14/20 janvier 1998
"Le film contient un vrai suspense… en Super 8, chaque bobine ne dure que trois minutes, ce qui provoque concision et urgence. Le tournage s’apparente alors à un acte chirurgical, chronométré, où le bistouri est remplacé par la vérité. Là où l’art corporel de Gina Pane dans les années 70 ouvrait avec des lames de rasoir le corps aliéné par les tabous de la société, le dispositif de Rémi Lange ne libère pas de sang mais des flux de conscience."
Jean-Paul Combe - Bref - septembre/octobre 1998
"Omelette est sorti à la mi-janvier alors qu'il était déjà un film-culte dans les milieux d'avant-garde. Il s'agit sans conteste d'un des meilleurs films français des derniers mois. (...) Peu soutenu par une critique timorée, le film a néanmoins su rencontrer son public..."
Têtu - Décembre 1997 /Janvier 1998
"(...) A l'instar de "La pudeur ou l'impudeur" d'Hervé Guibert ou "No sex last night" de Sophie Calle, le film de Rémi Lange émeut, amuse, irrite parfois, mais ne laisse jamais indifférent. "Omelette" s'avère une expérience narcissique radicale, mais passionnante et réjouissante."
Michel Rebichon – Studio Magazine - Janvier 1998
"Poignant (…). C'est du cinéma cru, vivant, rugueux, brut, en urgence (sentiment renforcé par la courte durée des bobines super 8), où la réalité dépasse en force, violence et surprises, la fiction. (…) Du cinéma qui fait mal à celui qui le voit et à celui qui le fait (on ne fait pas d'omelette sans casser des ½ufs !). Du cinéma, où l'on voit un c½ur qui bat."
Xavier Leherpeur – Ciné Live - Janvier 1998
"Omelette est enfin distribué. (…) C’est une excellente nouvelle (...). Ce qui pourrait n'être qu'un exercice de style se métamorphose alors en un petit bijou d'intelligence. D'abord parce que la réalité se charge de ne pas faire longtemps regretter la fiction : elle la dépasse, et de beaucoup. Mais surtout, et c'est la preuve que Rémi Lange est un cinéaste à part entière, parce qu'un sens tout à fait probant du montage, du découpage et de la voix-off sont source ici d'une distanciation et d'une ironie qui empêchent le film de basculer dans une complaisance déplacée. Bourré d'émotions, voilà un "petit" film qui tient
la dragée haute aux grosses productions : pendant que celles-ci étouffent sous le poids de leurs moyens, cette omelette, de par son intelligence et sa fraîcheur, est un film qui... respire. Et nous donc !"
Jean-Michel Bouhours et Yann Beauvais – Le Je Filmé - Coédition : Centre Georges Pompidou / Scratch - Paris, Juin 1995, page 86
"Rémi LANGE dans "Omelette" (1993) oppose précisément à tout effet d'artifice la confession filmée(…). A la manière du cinéma direct et avec les limites du Super 8, il façonne un intense suspense en nous faisant partager les aléas et
difficultés liés à l'aveu et aux réactions que cette confession entraîne chez les différents membres de la famille, face à la caméra et au micro. La distanciation s'effectue par la voix-off du cinéaste, comme si le visionnement des rushes chez un ami déclenchait chez l'auteur cette logorrhée qui n'est pas sans rappeler celle des séances de projection de films de famille. Cependant, ici seul le cinéaste est maître du jeu. Il tente de se remémorer et fait de son commentaire un faux (en) direct. Puissance de la parole, celle-ci convoque le souvenir autant que la commémoration et permet de "faire le point" (dans tous les sens du terme)."
Nathalie MARY – Dictionnaire du jeune cinéma français, Les réalisateurs - Scope Editions - Paris,
juin 98 - p. 136.
"(...) Belle idée, qui relance le film et lui ouvre des perspectives. Le film est intéressant par son côté manipulateur (les réactions sont jouées vis-à-vis du réalisateur comme du spectateur) et par la conclusion-même car ce que pensent réellement la mère, la fille, la grand-mère ne se dit pas devant Rémi. La caméra n'est pas source de vérité, mais de dissimulations et les conversations rapportées constituent la seule chose qu'elle soit capable d'enregistrer."
Le monde - 3/4 janvier 1999
"Au-delà de la démarche, presque encore adolescente dans sa fraïcheur et sa sincérité, on entrevoit, derrière cet essai (réussi) de cinéma-vérité à la mode des années 70, les prémices d'un vrai talent de réalisateur (...)."
Jacques Morice - Beaux-Arts Magazine - janvier 1999
"Journal intime poignant et drôle".
Philippe Lejeune - La faute à Rousseau n°17 - 1999
"(...) On est frappé de l'affection que tous ses proches ont pour Rémi Lange. Ils ont sacrifié leur intimité à son projet d'artiste en l'autorisant à montrer ce film."
Pierre Laudijois - Région centrale N°3 - Janvier 1995 - A propos du Rencontres du Cinéma Indépendant de Châteauroux où Omelette reçu le Prix du Public.
"Le public, quant à lui, a plébiscité L'omelette de Rémi Lange, et ce n'est que justice, car ce film a passionné tout le monde et alimenté une bonne partie des discussions publiques ou de couloir pendant les Rencontres. Ce long métrage en Super-8 est en effet un film extra-ordinaire (au vrai sens du terme). Il s'agit tout d'abord d'un journal filmé, et, même si le genre possède quelques lettres de noblesse (Jonas Mekas, Joseph Morder...), il n'en reste pas moins peu fréquent. Ensuite, ce film a un enjeu, et cet enjeu est d'une grande force : la volonté du cinéaste d'annoncer à sa famille (mère, grand-mère, soeur, père) qu'il vit avec un autre garçon depuis quelques années, et donc de bâtir son film à partir des réactions saisies en direct par sa caméra. Le film a pu déranger certains, qui s'interrogent sur le droit qu'on peut avoir de filmer des choses aussi intimes. Mais il a enthousiasmé et touché le plus grand nombre, parce qu'il vient à point nommé nous montrer comment on peut, avec une totale honnêteté, faire du vrai cinéma avec des vrais sentiments, par opposition aux opérations de dévalorisation et de trahison des mêmes sentiments auxquelles se livre bien trop souvent une certaine télévision. Ce film est une victoire du cinéma sur la marchandisation des êtres humains, en même temps qu'une victoire du cinéma "amateur" ou "familial" sur le cinéma industriel, qui, empêtré dans son luxe, pourrait difficilement nous conter aujourd'hui une histoire aussi juste."
http://www.objectif-cinema.com/article.php3?id_article=2883
"Lauréat d’une bourse en 1992 qui reste cependant insuffisante pour réaliser son projet de court-métrage professionnel en 35 mm, Rémi Lange décide, contre vents et marées, de tourner un long-métrage en super 8, en amateur passionné. Il réalise un journal intime narratif, dans lequel il avoue à ses proches, par l’intermédiaire de sa caméra et armé de sa seule objectivité, son homosexualité. Déjà, tout au départ de sa conception, il souhaite que son film atteigne un large public. Durant cinq ans, il cherche un distributeur intéressé par son travail. Accompagné par une volonté essentielle pour cette démarche inhabituelle, son film parvient à sortir en salle au mois de janvier 1998. Il est vu par plus de quatre mille spectateurs. Ce qui est en fait un cas unique, pour un film dont le budget reste nettement inférieur à toutes productions professionnelles confondues, autant sur le plan esthétique (un homme-un film) qu’historique (un film amateur lancé sur le réseau de distribution classique). Ce film n’est pas pour Lange juste une façon d’exprimer ses angoisses, ni de faire passer un message concernant l’homosexualité. Il pose de vraies questions sur le cinéma, et sur l’illusion qu’il produit, l’aspect documentaire s’opposant continuellement au dispositif fictionnel mis en place. Lange donne à chacune de ses scènes une construction narrative très rigoureuse et offre à l’ensemble de son film une histoire schématique, moderne dans son traitement, qui évolue selon les événements rencontrés. Un journal filmé, autobiographique, qui ne ressemble pas aux œuvres de Joseph Morder, grand spécialiste du super 8, auteur de nombreux journaux filmés, ou de Jonas Mékas, précurseur du cinéma Underground, cinéastes plus expérimentaux et plus évasifs dans leur témoignage respectif. Bref, Lange nous offre un cinéma où une narration de forme classique se lie de façon claire à son intimité, un cinéma auquel tout spectateur peut se rattacher sans qu’aucune vapeur brumeuse, émanant d’une histoire familiale cousue dans la réalité d’un réalisateur profondément impliqué, vienne lui fermer les yeux. Le montage, rendu inextricable par les moyens utilisés, est marqué d’un éclatant naturalisme, qui nous fait quelquefois penser aux coupes Shadowsiennes chez Cassavetes, lui-même débutant à son premier film. Aussi, toute cette démonstration révèle une fraîcheur sincère, nous permettant de voir évoluer une indépendance idéale dans le geste, et dans les sentiments évoqués, nous donnant l’espoir de pouvoir créer soi-même, avec l’aide d’un environnement quotidien perpétuellement renouvelé, saisis à l’improviste, des grandes œuvres de cinéma sans pour cela bénéficier de gigantesques moyens."

